Spiritueux rares près de Genève

Yamazaki 18 et Hakushu 18 : deux whiskies japonais rares près de Genève

Publié le 2026-07-29 · 5 min · Par L’équipe de la Vinothèque du Léman

Yamazaki 18 ans et Hakushu 18 ans sont deux single malts japonais de la Maison Suntory, issus de deux distilleries distinctes. Leur âge commun ne doit pas masquer leur caractère : Yamazaki recherche la profondeur du fruit, des épices et des bois précieux, tandis que Hakushu avance sur les herbes fraîches, la forêt et une fumée légère. Près de Genève, nous les abordons comme deux expressions à part entière, non comme deux versions d’un même whisky. Pour choisir entre eux, le goût compte davantage que la rareté. Nous préférons donc parler franchement de leur style, de leur service et de la place qu’ils peuvent prendre à table ou dans une collection. Si vous cherchez une édition particulière ou un coffret destiné à être offert, dites-nous précisément lequel : nous pourrons vous conseiller sans entretenir de confusion entre les deux maisons.

Yamazaki 18 ans et Hakushu 18 ans : deux distilleries, deux caractères

Yamazaki porte le nom de la première et plus ancienne distillerie de malt de Suntory. Son 18 ans assemble des whiskies élevés dans plusieurs types de chêne, notamment américain, espagnol et japonais Mizunara. Cette diversité d’élevage construit un profil ample, où le fruit mûr rencontre les épices, le bois noble et une touche d’encens.

Hakushu vient d’une distillerie de montagne installée dans un environnement forestier. Le 18 ans conserve la signature fraîche et herbacée de la maison, complétée par une fumée douce. Il paraît généralement plus élancé que Yamazaki, avec une sensation végétale et minérale qui prolonge la dégustation sans l’alourdir.

Nous les distinguons donc nettement : Yamazaki 18 ans convient à qui recherche la profondeur, les fruits compotés et un élevage expressif ; Hakushu 18 ans s’adresse davantage à l’amateur de fraîcheur, d’herbes et de tourbe mesurée. L’âge de 18 ans leur apporte de la longueur et du fondu, mais il ne les rend pas interchangeables.

Le goût de Yamazaki 18 ans

Yamazaki 18 ans s’ouvre sur les fruits noirs et rouges mûrs : prune, cerise noire, raisin sec. Le registre évolue ensuite vers l’orange confite, la cannelle, le cacao et les épices douces. Les chênes espagnol et américain donnent de la chair et une trame boisée ; le Mizunara apporte une nuance plus sèche, évoquant le bois de santal et l’encens.

Servez-le à 18 °C, dans un verre resserré au col. Une mesure de 2 cl suffit pour une première approche. Laissez-le reposer 10 minutes, goûtez-le pur, puis ajoutez 3 à 5 gouttes d’eau si vous souhaitez ouvrir le fruit et calmer la puissance du bois. Nous déconseillons la glace : elle ferme les arômes et raccourcit la finale.

À table, Yamazaki 18 ans trouve sa place après le repas. Il accompagne un chocolat noir à 70 %, une tarte aux noix peu sucrée ou un comté de 30 mois. Évitez les desserts très sucrés, qui effacent ses épices. Pour une dégustation comparée, servez-le après Hakushu : sa richesse prend naturellement la seconde place.

Le goût de Hakushu 18 ans

Hakushu 18 ans joue sur un autre relief. On y cherche la pomme verte, la poire, les agrumes, les herbes coupées et une fraîcheur qui rappelle les aiguilles de pin. La fumée reste fine, davantage boisée et végétale que médicinale. Avec l’aération apparaissent des notes de miel clair, de céréales et de fruits jaunes.

Nous le servons à 16 °C, soit deux degrés de moins que Yamazaki. Cette température maintient sa tension et son caractère forestier. Versez 2 cl, attendez 5 minutes et goûtez d’abord sans eau. Deux ou trois gouttes suffisent ensuite ; au-delà, sa structure délicate perd de sa précision. Sur une soirée chaude, descendez à 15 °C, sans ajouter de glaçon.

Hakushu 18 ans peut ouvrir un repas autour d’une truite fumée, de fines tranches de saumon peu salé ou de champignons grillés. Il fonctionne également avec une volaille rôtie simplement assaisonnée. Nous écartons les sauces pimentées et les fumaisons puissantes : elles domineraient sa tourbe légère au lieu de l’accompagner.

Conservation, coffret et service d’une bouteille rare

Un whisky ne poursuit pas son vieillissement en bouteille. Fermée, conservée debout, à l’abri de la lumière et entre 15 et 20 °C, une bouteille peut se garder plusieurs décennies. Le bouchon doit rester hors du liquide : contrairement au vin, un alcool à ce degré risque de l’altérer. Une exposition prolongée au soleil ou près d’un radiateur est bien plus dommageable qu’une cave qui n’est pas parfaitement fraîche.

Après ouverture, gardez la bouteille bien fermée. Lorsqu’elle reste remplie à plus de la moitié, nous conseillons de la boire dans les 2 à 3 ans. Sous le tiers, l’oxygène devient plus présent : mieux vaut terminer le whisky dans les 12 mois. Une petite bouteille en verre propre permet de réduire l’air si vous souhaitez conserver les derniers centilitres.

Pour un cadeau, dites-nous si l’état extérieur du coffret est déterminant. Nous pouvons examiner la boîte, ses angles, l’étiquette, la capsule, les scellés, le niveau du liquide et l’absence de fuite. Un carton légèrement marqué ne change rien au whisky, mais il convient moins à une cérémonie. Pour une bouteille de collection, la facture et une provenance connue ont davantage de valeur qu’une formule vague sur son état.

Ce que nous référençons autour de Yamazaki et Hakushu

Notre catalogue suit plusieurs expressions des deux distilleries : SM The Hakushu 12 ans, Hakushu Distillery, Yamanashi, SM Yamazaki 12 ans, Yamazaki, Osaka et SM Yamazaki Distiller's Reserve, Yamazaki, Osaka. Nous suivons aussi SM Golden Promise, Tsukuriwake Selection Yamazaki, Osaka et SM Islay Peated Tsukuriwake Selection, Yamazaki, Osaka.

Depuis Genève, vous pouvez consulter nos catalogues, puis demander conseil à nos équipes de Ferney-Voltaire ou de Saint-Genis-Pouilly. Le formulaire de contact permet également de nous dire si vous recherchez Yamazaki 18 ans, Hakushu 18 ans, un coffret ou plusieurs bouteilles. Pour élargir la comparaison, notre article consacré aux whiskies rares Springbank et Port Ellen présente une autre famille de single malts recherchés.

Pour Yamazaki 18 ans et Hakushu 18 ans, nos possibilités dépendent des arrivages et des allocations ; nous vous dirons ce qui est disponible, à quel prix et dans quelle présentation avant votre déplacement.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Questions fréquentes

Yamazaki 18 et Hakushu 18 viennent-ils de la même distillerie ?

Non. Ce sont deux single malts de la Maison Suntory portant le nom de deux distilleries japonaises distinctes. Yamazaki privilégie la profondeur fruitée et boisée ; Hakushu se montre plus frais, herbacé et légèrement fumé.

Hakushu 18 est-il présenté comme fumé ?

Oui, mais sa fumée reste douce. Nous la décrivons comme fine, boisée et végétale, au service des agrumes, des herbes fraîches et des fruits jaunes.

La Vinothèque garantit-elle ces whiskies japonais ?

Nous confirmons avec vous la référence, l’édition, la contenance, l’état du coffret et le prix. Notre engagement porte sur une bouteille clairement identifiée, et nous vous répondrons franchement, y compris quand la réponse est non.

Une question reste en suspens ?

Dites-nous ce que vous préparez, ce que vous aimez et le budget que vous souhaitez garder. Un caviste de Ferney-Voltaire ou de Saint-Genis-Pouilly vous répond simplement.

Écrire à un caviste

À lire aussi

Sources vérifiées :