Vins rares près de Genève

Georges Mugneret-Gibourg : deux sœurs, Vosne-Romanée, et un nom à ne pas confondre

Publié le 2026-08-04 · 6 min · Par L’équipe de la Vinothèque du Léman

Il y a des domaines qui font l’unanimité sans jamais élever la voix. Georges Mugneret-Gibourg en fait partie : une petite propriété de Vosne-Romanée, dirigée par deux sœurs, dont les vins réunissent à peu près tout ce qu’on demande à la Bourgogne — précision, fruit net, tanins soyeux et une régularité qui ne se dément pas. Un point mérite d’être éclairci d’emblée, parce qu’il crée beaucoup de confusion, y compris chez nous au comptoir.

Deux domaines, un même nom de famille

Commençons par là. Georges Mugneret-Gibourg et Gérard Mugneret sont deux domaines distincts, apparentés mais indépendants, et nous référençons les deux. Une demande qui dit seulement « un Mugneret » ne suffit donc pas — nous devrons vous rappeler pour savoir lequel.

Et pour compliquer un peu, Jacques-Frédéric Mugnier, à Chambolle-Musigny, n’a rien à voir avec ni l’un ni l’autre. Trois noms voisins, trois maisons différentes. Recopier la ligne complète de l’étiquette règle la question en une seconde.

Le domaine, et pourquoi il est si suivi

Le domaine porte le nom du docteur Georges Mugneret, ophtalmologue et vigneron, disparu en 1988. Sa femme Jacqueline Gibourg, puis leurs deux filles Marie-Christine et Marie-Andrée, en ont assuré la suite. Elles le dirigent aujourd’hui ensemble.

La propriété est petite — moins d’une dizaine d’hectares — et couvre un éventail rare : du bourgogne rouge jusqu’à trois grands crus, Ruchottes-Chambertin, Clos de Vougeot et Échezeaux, en passant par les premiers crus de Nuits-Saint-Georges « Les Chaignots » et de Vosne-Romanée.

Le style ne cherche jamais la puissance. Vinifications soignées, extraction mesurée, bois neuf employé avec retenue : ce qu’on retient, c’est une texture. Les vins sont fins, parfumés, jamais durs, et se boivent avec plaisir plus tôt que la moyenne bourguignonne — sans pour autant se fatiguer sur dix ou quinze ans.

Le Ruchottes-Chambertin est probablement le plus remarquable de l’ensemble : c’est un grand cru de Gevrey, mais traité avec la finesse de Vosne. Une bouteille qui explique à elle seule la réputation du domaine.

Le servir comme il faut

Comme souvent en Côte de Nuits : 15 à 16 °C, pas davantage. Ces vins perdent leur relief dès qu’ils chauffent.

La carafe n’est pas nécessaire sur un millésime récent — une heure d’ouverture suffit. Sur une bouteille de dix ans ou plus, nous conseillons de ne pas carafer du tout : ouvrez, servez un fond de verre, laissez venir. Ces vins ont une évolution rapide et très lisible dans le verre, c’est même l’un des plaisirs qu’ils procurent.

À table, restez dans la retenue : volaille rôtie, pigeon, ris de veau, champignons, ou un comté de longue garde. Une sauce très réduite ou un plat épicé passeraient par-dessus.

Ce que nous en avons, et comment le demander

Au catalogue figurent, pour Mugneret-Gibourg, le Ruchottes-Chambertin, le Vosne-Romanée et le Nuits-Saint-Georges premier cru « Chaignots ».

Pour Gérard Mugneret, la sélection est plus large : Bourgogne « Les Rouges Champs », Vosne-Romanée « Quatrain » et « Précolombière », les premiers crus « Les Brûlées » et « Les Suchots », le Chambolle-Musigny premier cru « Les Charmes », le Nuits-Saint-Georges premier cru « La Richemone », le Savigny-lès-Beaune premier cru « Les Gravains » et un Échezeaux.

Ces vins nous arrivent en allocations : quelques bouteilles par cuvée, sans calendrier annoncé. Nous n’indiquons donc ni prix, ni millésime, ni stock dans un article. Écrivez-nous ou passez à Ferney-Voltaire ou Saint-Genis-Pouilly en précisant le domaine exact, la cuvée, l’année si elle compte et l’usage prévu — cave, cadeau ou repas. Si nous ne l’avons pas, nous vous le dirons tout de suite, et nous vous proposerons une alternative seulement si elle tient vraiment la comparaison.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Questions fréquentes

Qui dirige le domaine Georges Mugneret-Gibourg ?

Les deux filles du docteur Georges Mugneret, Marie-Christine et Marie-Andrée Mugneret, après leur mère Jacqueline Gibourg. Le domaine compte moins d’une dizaine d’hectares en Côte de Nuits.

Quels grands crus produit le domaine ?

Trois : Ruchottes-Chambertin, Clos de Vougeot et Échezeaux. S’y ajoutent notamment les premiers crus Nuits-Saint-Georges « Les Chaignots » et Vosne-Romanée.

Mugneret-Gibourg et Gérard Mugneret, est-ce le même domaine ?

Non. Ce sont deux domaines apparentés mais indépendants, que nous référençons tous les deux. Jacques-Frédéric Mugnier, à Chambolle-Musigny, est encore une troisième maison sans lien avec les deux premières.

Faut-il carafer un Mugneret-Gibourg ?

Sur un millésime récent, une heure d’ouverture suffit. Sur une bouteille de dix ans ou plus, mieux vaut ne pas carafer du tout : servez un fond de verre et laissez le vin évoluer de lui-même.

Une question reste en suspens ?

Dites-nous ce que vous préparez, ce que vous aimez et le budget que vous souhaitez garder. Un caviste de Ferney-Voltaire ou de Saint-Genis-Pouilly vous répond simplement.

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